Présentation des nouveautés
Sommeil - Murakami, Haruki
Belfond
Envoûtante, onirique, mystérieuse, une des nouvelles les plus énigmatiques de Haruki Murakami, dans une édition luxueuse, superbement illustrée pour restituer tout le mystère, la magie, la fantaisie de l'univers du maître. Une femme, la trentaine. Elle est mariée, a un enfant. Le matin, elle fait les courses et prépare les repas. L'après midi, elle va nager à la piscine. Elle vit sa vie comme un robot. Mais la nuit, quand tout le monde dort, la femme se verse un verre de cognac, mange un peu de chocolat, lit et relit Anna Karénine. La nuit, cette femme redécouvre le plaisir. Dix-sept nuits sans sommeil...
Ni chair ni sang - Rendell, Ruth
Deux terres
En cherchant des truffes avec son chien, un homme découvre des restes humains ensevelis. L'autopsie révèle qu'il s'agit d'un homme mort depuis une dizaine d'années, mais rien ne permet de déterminer son identité ou la cause du décès. L'inspecteur Wexford et son équipe se trouvent confrontés à un défi de taille quand ils découvrent la liste impressionnante des personnes disparues durant cette période. Leur tâche se complique lorsqu'un second corps est retrouvé sur le même site. Pour savoir si les deux affaires sont liées, l'inspecteur Wexford doit explorer le passé d'une petite communauté fermée, où chacun garde jalousement ses secrets et où les gens disparaissent sans traces, ni chair, ni sang...
La maison de mes pères - Riel, Jorn
Gaïa
Où l'on découvre, émerveillé, l'enfance, l'adolescence, puis les premiers émois amoureux d'Agojaraq, métis eskimo entouré de ses cinq pères possibles et de sa vieille nourrice Aviaja. Dans ce Grand Nord Canadien, empreint de culture inuit, passent des anti-héros magnifiques, Louis le cuisinier français en quête de saveurs nouvelles, le père Brian, grand escroc devant l'Eternel, ou encore Ivitaq, le vieux chaman un peu déconcerté par l'évolution des mentalités. Toute la tendresse du monde, tout l'humour de Jorn Riel.
Lincoln - Vidal, Gore
Galaade
Sur le quai de la gare en brique rouge de la ville de Washington, capitale des trente-cinq États constituant les États-Unis d'Amérique, un grand homme maigre portant un chapeau mou rabattu sur les yeux descend du train de Baltimore. Il est six heures et demie du matin. Nous sommes le 23 février 1861. Abraham Lincoln vient tout juste d'être élu président des États-Unis. Mais l'Union se disloque : après la Caroline du Sud, la Géorgie, la Floride, l'Alabama, le Mississippi, la Louisiane et le Texas, le Maryland est désormais prêt à faire sécession d'un jour à l'autre, puis ce sera le tour de la Virginie. De cette matinée où celui qui est considéré aujourd'hui comme l'un des plus grands présidents des États-Unis entre, incognito, dans la capitale, à son assassinat dans la loge du théâtre Ford le 15 avril 1865, quatre années vont passer, celles de la guerre de Sécession. Autour de la figure centrale de Lincoln, Gore Vidal nous livre un magistral roman historique. Avec passion et panache, il nous raconte la guerre civile américaine, à travers les yeux de l'épouse Mary, de l'ancien rival et brillant secrétaire Sewald, du secrétaire au Trésor Chase, adversaire juré de l'esclavage, sans oublier David Herold qui voue au Président une haine viscérale et ne rêve que de l'assassiner, ou encore le secrétaire John Hay, qui prend conscience peu à peu de la stature d'Abraham Lincoln.
Coup de sang - Hughes, Declan
Gallimard
Lorsque Ed Loy revient à Dublin pour les obsèques de sa mère, après vingt ans d'absence, c'est une ville en proie aux promoteurs immobiliers et en pleine métamorphose qu'il découvre. Certaines choses pourtant ne changent pas : les frères Halligan, les caïds de sa jeunesse, donnent dans le crime organisé, les secrets de famille et les rivalités perdurent. La pauvreté se cache désormais derrière une apparente richesse. Devenu détective privé à Los Angeles, Loy accepte de retrouver le mari de son amie d'enfance, Linda Dawson. Ses recherches l'entraînent dans les méandres de la corruption politique et du trafic de drogues. Mais plus Ed s'approche de la vérité, plus il comprend que son histoire est étroitement liée à celles des Dawson et des Halligan. Les langues se délient dans la souffrance et les fantômes du passé resurgissent...
La mauvaise habitude d'être soi - Page, Martin et Faucompré, Quentin
Olivier
Un homme, fatigué d'être lui-même, décide de disparaître un temps pour expérimenter le plaisir de n'être plus personne
un autre, au hasard d'une analyse de sang, voit sa vie basculer car on a découvert qu'il n'était pas un véritable homo sapiens mais un spécimen en voie de disparition
Easter parade - Yates, Richard
Robert Laffont
Filles d'un couple divorcé, Sarah et Emily Grimes vivent une enfance maussade, ballottée entre diverses banlieues petites-bourgeoises de New York, qui flattent les aspirations sociales de leur mère perpétuellement déconcertée par la vie. Elles se rêveraient bien un père éditorialiste du Sun mais comprennent vite qu'il ne sera jamais qu'un simple préparateur de copie . Au sortir de l'adolescence, Sarah, la préférée de leur père, la plus jolie et la plus sensible, entame une histoire d'amour avec le fils de leurs voisins, un beau parti élevé dans une école privée anglaise. Sur une photographie datée de 1941, lors de l'Easter Parade, le couple est immortalisé dans tout l'éclat de sa jeunesse. Un avenir radieux semble s'offrir à lui. Trop différentes pour être proches, les deux sœurs suivent chacune leur chemin, sans vraiment perdre le lien. Jusqu'à ce qu'une série d'événements tragiques n'oblige Emily à remettre leur relation en perspective... Après avoir publié en 1961 La Fenêtre panoramique (adaptée à l'écran sous le titre Les Noces rebelles, par Sam Mendes), Richard Yates poursuit ici sa chronique douce-amère des années glorieuses de la classe moyenne américaine. Paru en 1976, Easter Parade raconte la chute lente de personnages qui se rêvent trop pour se demander qui ils sont vraiment. Comme l'ensemble de son œuvre, ce roman a marqué toute une génération d'écrivains, parmi lesquels André Dubus, Raymond Carver ou Richard Ford, et continue de fasciner nos contemporains.
L'homme inquiet - Mankell, Henning
Seuil
Wallander a réalisé ses rêves : vivre à la campagne avec son chien. Et il est devenu grand-père d’une petite Klara. Sa fille Linda vit avec le père de l’enfant, incroyable mais vrai, un financier aristocrate. Le beau-père de Linda, ancien officier de marine haut gradé, disparaît après avoir évoqué avec Wallander la guerre froide et les sous-marins russes dans les eaux territoriales suédoises. Puis la belle-mère est retrouvée morte. Soupçons d’espionnage. Au profit de la Russie ? Des Etats-Unis ? Wallander mène une enquête parallèle à celle de la police de Stockholm et des services secrets.
En règle avec la nuit - Augier, Justine
Stock
Celui qui a tué la jeune femme je ne le connais pas, je ne peux que l'imaginer. J'imagine qu'il doit avoir l'air calme, sa colère apaisée. J'imagine que pour lui l'essentiel, était de passer à l'acte. Peu importait la victime, peu importaient sa jeunesse et sa peau sombre, peu importaient sa voix étoilée et sa certitude d'être là, pour aider les gens comme lui. Il lui fallait juste, meurtrir l'autre camp. Je vais le rencontrer. On n'a vu qu'une seule photo de lui, la même partout, dans tous les journaux, une petite photo carrée, terne, ses traits atténués, comme un fait exprès pour que chacun puisse remplir son visage, de l'image qu'il s'invente de l'assassin et du mal. Ils l'ont arrêté deux jours après l'assassinat, parce que parfois ils font vite. Très vite aussi ils l'ont condamné, et enfermé dans la prison centrale, sur le plateau .
Correspondances des routes croisées - Bouvier, Nicolas et Vernet Thierry
Zoé
La vie est tellement incandescente. Ici comme là-bas. Vieux frère je te lance un grand pont. Ces propos de Vernet à Bouvier du 17 août 1955 traduisent l'intensité d'une relation faite de passion et de fraternité. Depuis l'âge du collège, Nicolas Bouvier (1929-1998) et Thierry Vernet (1927-1993) ont rêvé ensemble d'accords majeurs avec le monde, par le voyage et par la création. L'un devient écrivain, l'autre peintre : en mots et en images, ils diront ce que l'on ne peut connaître qu'une fois. De Cologny à Paris, de Kaboul à Colombo, de Tokyo à Genève, leur correspondance est un fil tendu entre deux vies mises en commun. Nourrie de l'expérience de la route, elle exprime aussi la beauté d'une aventure humaine, celle d'une amitié indéfectible.
Les jardins statuaires - Abeille, Jacques
Attila
Que dire d'une œuvre si ample qu'elle échappe aux catégories littéraires ? Les Jardins statuaires, c'est à la fois une fable, un roman d'aventure, un récit de voyage, un conte philosophique. À une époque indéterminée, un voyageur découvre un monde mystérieux où, dans des domaines protégés par de vastes enceintes, les hommes cultivent des statues... Nourri à la lecture des surréalistes, mais aussi des romans populaires, Jacques Abeille (né en 1942) a créé une œuvre qui rejoint celles de Mervyn Peake, de Julien Gracq, de Tolkien, mais dont le destin dessine une légende noire : tapuscrit égaré, faillites d'éditeurs, incendies et malchances ont concouru pendant trente ans à l'occultation de ce roman sans équivalent dans la littérature française.
Artères souterraines - Ellis, Warren
Au diable vauvert
Un privé à la dérive, Michael McGill, est embauché pour retrouver une version de la Constitution des Etats-Unis comportant des amendements écrits à l'encre alien invisible. Depuis les années 50, le précieux document est passé de main en main en échange de services louches. Pour un demi-million de dollars, McGill entre dans ce que l'Amérique a de plus fou, grotesque, déviant et hilarant. Un livre guidé tambour battant par la logique du pire, l'exploration transgressive d'un pays foutraque et décadent à la recherche de ce qui pourrait modifier le cours de son histoire...
Enlèvement avec rançon - Ravey, Yves
Minuit
Max et Jerry ne se sont pas revus depuis que Jerry a quitté la maison familiale pour l'Afghanistan. Max, son frère, est resté comptable dans une entreprise d'emboutissage. Et, si, un soir, Jerry passe la douane en fraude pour un retour de quelques heures parmi les siens, c'est que, comme Max, il poursuit un objectif qui devrait lui faire gagner beaucoup d'argent. Le plan ne peut échouer. Quitte à employer les grands moyens.
Petite sœur, mon amour - Oates, Joyce Carol
Philippe Rey
S'emparant d'un fait-divers, un mystère jamais résolu, qui bouleversa l'Amérique - l'assassinat le soir de Noël 1996 de la petite JonBenet Ramsey, six ans et demi, célèbre mini-Miss vedette de concours de beauté -, Joyce Carol Oates reconstruit l'affaire qu'elle n'hésite pas, elle, à dénouer. Une histoire effarante racontée dix ans après par le frère de la victime. La petite fille s'appelle maintenant Bliss, c'est une championne de patinage sur glace, l'enfant adoré de ses parents, la coqueluche d'un pays, la sœur aimée et jalousée par son frère, son aîné de trois ans, Skyler. Skyler qui, depuis le meurtre, a vécu dans un univers de drogues, de psys et d'établissements médicalisés. Agé aujourd'hui de dix-neuf ans, il fait de son récit une sorte de thérapie. Ses souvenirs sont à la fois vivaces et disloqués. Peu à peu émerge le nom du coupable : est-ce le père - homme d'affaires ambitieux, la mère - arriviste forcenée, un étranger cinglé ou bien... le narrateur lui-même ? Tous les ingrédients préférés de Joyce Carol Oates sont là : la vanité féminine, la stupidité masculine, la famille dysfonctionnelle, l'angoisse du parvenu, le christianisme de charlatan, les dérives de la psychanalyse, le vampirisme des médias, l'incompétence de la police. Pour produire en fin de compte un chef-d’œuvre hallucinant, un dépeçage au scalpel de l'âme humaine et de l'horreur ordinaire...
Un autre monde - Kingsolver, Barbara
Rivages
Un roman ambitieux dans lequel l’auteur nous entraîne dans un voyage épique, de la ville de Mexico à l’Amérique de Roosevelt et J.Edgar Hoover en plein McCarthysme. Lacuna raconte l’histoire de Harrison William Shepherd, un protagoniste inoubliable, dont la recherche d’identité plonge le lecteur au cœur des événements les plus tumultueux du XXe siècle. Né aux États-Unis, mais élevé au Mexique, d’abord sur une île côtière puis dans le Mexico des années 30, Harrison Shepherd ne trouvera jamais de réel foyer au cours de son odyssée. Il se met alors à écrire son journal dans des petits carnets comme pour garder une trace de ce qu’il est, fait et voit. Lors de ses déambulations dans la ville, il se retrouve un jour face à l’une des peintures murales de Diego Rivera. Il rencontre aussi l’exotique et impérieuse artiste Frida Khalo, qui deviendra son amie, pour toujours, au-delà du temps, et de ses errances. Mais lorsqu’il commence à travailler pour Lev Trotsky, leader politique en exil, Shepherd lie, malgré lui, son sort à celui de l’art et de la révolution. Pendant ce temps, au nord, les États-Unis seront bientôt mêlés aux troubles internationaux de la Seconde Guerre mondiale. De retour dans son pays natal, Shepherd, devenu écrivain, pense pouvoir enfin vivre en paix. Mais il devient l’objet d’une terrible violence : il fait la Une des journaux, victime de redoutables rumeurs (liées à son passé et au secret qui entoure sa vie) qui le mettront en danger. Il trouve le soutien d’une âme sœur peu probable, Mme Brown, sa secrétaire/sténographe, qui lui sera beaucoup plus utile qu’il ne le saura jamais. Pendant les sombres années à venir, les vents politiques le malmènent, devenant la proie d’intrigues fantasmées, toujours sur la brèche, à essayer de trouver un équilibre entre la vérité et les présomptions malveillantes de l’opinion publique. Avec des personnages profondément attachants, souvent émouvants, un vrai sens de la description des lieux, et une analyse juste et intelligente de la façon dont les événements historiques et l’opinion publique peuvent façonner une vie, Barbara Kingsolver a créé un inoubliable portrait d’artiste et de l’art lui-même. Lacuna a été nomine pour le prestigieux Pen/Faulkner Award.
Le sang et la mer - Victor, Gary
Vents d'ailleurs
Les rêves brisés d'une jeune fille qui tente de se construire un avenir dans une société profondément inégalitaire.
La balade de Lila K. - Le Callet, Blandine
Stock
La Ballade de Lila K, c'est d'abord une voix : celle d'une jeune femme sensible et caustique, fragile et volontaire, qui raconte son histoire depuis le jour où des hommes en noir font brutalement arrachée a sa mère, et conduite dans un Centre, mi-pensionnat mi-prison, où on l'a prise en charge. Surdouée, asociale, polytraumatisée, Lila a tout oublié de sa vie antérieure. Elle n'a qu'une obsession : retrouver sa mère, et sa mémoire perdue. Commence alors pour elle un chaotique apprentissage, au sein d'un univers étrangement décalé, où la sécurité semble désormais totalement assurée, mais où les livres n'ont plus droit de cité. Au cours d'une enquête qui la mènera en marge de la légalité, Lila découvrira peu à peu son passé, et apprendra enfin ce qu'est devenue sa mère. Sa trajectoire croisera celle de nombreux personnages, parmi lesquels : un maître érudit et provocateur, un éducateur aussi conventionnel que dévoué, une violoncelliste neurasthénique en mal d'enfant, une concierge vipérine, un jeune homme défiguré, un mystérieux bibliophile, un chat multicolore... Roman d'initiation où le suspense se mêle a une troublante histoire d'amour, La Ballade de Lila K est aussi un livre qui s'interroge sur les évolutions et possibles dérives de notre société.






















