Bibliothèque de Jouques

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Romans adultes - Mars 2010

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Présentation des nouveautés

L'ombre au tableau - Bonafous-Murat, Hélène

Le Passage

Couverture du livre

"Deux frères, Gérard et Gilbert : l'un solitaire et légèrement naïf, l'autre historien de l'art, blasé et coureur de jupons.


Jpod - Coupland, Douglas

Au Diable Vauvert

Couverture du livre

"Plongée fatale dans le monde des geeks : Microserfs à l'ère Google ! Enfermés dans jPod, un studio de jeux vidéo à Vancouver, Ethan et six codeurs sont torturés par le service marketing et les défis idiots qu'il leur inflige.


Les losers d'Hollywood - Depp, Daniel

Presses de la Cité

Couverture du livre

"Dialogues étincelants, humour et cynisme, atmosphère décadente à souhait...


Père des mensonges - Evenson, Brian

Cherche-Midi

Couverture du livre

Atteint de troubles du sommeil et de rêves perturbants, Eldon Fochs, respectable homme d'Eglise, décide de consulter un psychothérapeute, Alexandre Feshtig. Bientôt, il lui confesse une attirance coupable pour les jeunes enfants. Lorsqu'une petite fille de la communauté est violée puis assassinée, Feshtig, qui soupçonne Fochs d'être passé à l'acte, prévient les autorités religieuses qui vont tout faire pour discréditer le psychothérapeute et éviter le scandale qui se profile. Après Inversion et La Confrérie des mutilés, Brian Evenson poursuit avec Père des mensonges son analyse critique du fait religieux et de la violence spirituelle, psychologique et sociale, que celui-ci peut susciter. A l'image d'Edgar Poe, il place le lecteur au coeur même d'une folie à l'origine et à l'issue aussi complexes et ambiguës l'une que l'autre.


La Centrale - Filhol, Elisabeth

POL

Couverture du livre

Quelques missions ponctuelles pour des travaux routiniers d'entretien, mais surtout, une fois par an, à l'arrêt de tranche, les grandes manoeuvres, le raz-de-marée humain. De partout, de toutes les frontières de l'hexagone, et même des pays limitrophes, de Belgique, de Suisse ou d'Espagne, les ouvriers affluent. Comme à rebours de la propagation d'une onde, ils avancent. Par cercles concentriques de diamètre décroissant. Le premier cercle, le deuxième cercle... Le dernier cercle. Derrière les grilles et l'enceinte en béton du bâtiment réacteur, le point P à atteindre, rendu inaccessible pour des raisons de sécurité, dans la pratique un contrat de travail suffit. Ce contrat, Loïc l'a décroché par l'ANPE de Lorient, et je n'ai pas tardé à suivre.


La poupée de Kokoschka - Frédérick, Hélène

Verticales

Couverture du livre

"Munich, 1918. Hermine Moos, costumière de théâtre, reçoit du peintre Oskar Kokoschka une étrange commande : fabriquer une poupée grandeur nature à l'image exacte d'Alma Mahler, sa maîtresse perdue. Tandis que la marionnette prend corps, sa conceptrice note dans un cahier le trouble que lui inspire cette folle entreprise. D'autant que les exigences du "" maître "" ne semblent connaître aucune limite... Mais au fil de ce journal intime, l'obsédante créature de chiffon cède bientôt la place à l'auto-portrait d'une artiste bohème dans une société allemande entre débâcle et révolution. Et la jeune femme qui se dessine alors, modeste et iconoclaste, solitaire et émancipée, nous entraîne dans le libre dédale de ses désirs les plus insoupçonnés. S'inspirant d'une histoire authentique, La poupée de Kokoschka réinvente sa version secrètement féminine au moyen d'une langue émotive et concrète. Une fiction qui interroge, dans l'acte de création comme dans le pacte amoureux, la monstruosité de tout fantasme de possession."


Anges - Grelley, Julie

Albin Michel

Couverture du livre

""" Pour être sûr qu'un amour est véritable, il faut que le désir ait disparu. Et pour que le désir ait disparu, il faut que la beauté ait disparu... "" Colline, trente-trois ans, cent dix kilos, employée modèle d'un magasin de bricolage, est en liberté conditionnelle. Il fut un temps où elle s'appelait Lynn, et défilait sur tous les podiums de haute couture. Avant qu'elle ne se décide à s'auto-détruire et à enlever de jeunes garçons, pour mieux les sacrifier à sa mission christique... Parler avec la voix de la folie plutôt que parler de la folie, c'est le pari de ce premier roman sombre et violent, impeccablement mené, où l'on suit, le souffle coupé, une narratrice psychopathe à l'intelligence acérée, éprise d'absolu et de pureté, nous raconter sa quête désespérée d'êtres parfaits."


Comme personne - Hamilton, Hugo

Phébus

Couverture du livre

"Au crépuscule de la Seconde Guerre mondiale. Maria Liedmann fuit les ruines d'un Berlin dévasté. Elle vient de perdre son petit garçon lors d'un bombardement. Il s'appelait Gregor, il avait à peine trois ans. Dans son errance vers le sud du pays. Maria. esseulée, bouleversée. retrouve son père, Emil. Bien déterminé à redonner le sourire à sa fille, il saisit sa chance, lorsque, dans la marée humaine des fuyards. le destin lui fait croiser la route d'un orphelin du même âge que Gregor. Il met la main de l'enfant dans celle de Maria. Le petit s'appellera Gregor. Il sera son fils. Personne ne s'en rendra compte. Soixante ans plus tard, ce souvenir hante encore la mémoire de Gregor. Cette route, ce grand-père, cette femme qu'il pense être sa mère. Cette mère qui. il en est certain. lui a toujours caché quelque chose. Sa judéité. Il est aujourd'hui professeur de musique, divorcé, il est devenu père aussi. Mais jamais il n'a trouvé la paix sans cesse anéanti par le tourment de ses origines. Profitant d'une journée avec sa famille et ses amis dans la quiétude d'un verger, il se penche sur son existence. D'où vient-il ? A quel peuple est lié son destin ? Pourquoi a-t-il l'impression de n'être comme personne ?"

Laitier de nuit - Kourkov, Andreï

Liana Levi

Couverture du livre

"Avez-vous déjà entendu parler de ""l'antifrousse""? Ce breuvage made in Ukraine qui permet de vaincre sa timidité, de triompher de ses ennemis, de surmonter toutes les épreuves. Un remède pour lequel on tuerait père et mère, n'est-ce pas ? Mais là, c'est son inventeur, un estimable pharmacien de Kiev, qui est assassiné. Ensuite ? Ensuite tout se complique. Dans cette fable échevelée, les chats ressuscitent, un somnambule se fait suivre la nuit, un député ambitieux exige un lait très spécial, une organisation secrète manipule les braves gens... Trafics et tentatives de corruption s'enchaînent aussi vite que les énigmes (et les rasades de gnôle à l'ortie!) pour tisser peu à peu la trame, non seulement d'un roman savoureux, mais d'un pays tout entier."


Long week-end - Maynard, Joyce

Philippe Rey

Couverture du livre

Cette année 1987, une chaleur caniculaire s'abat sur la côte Est pendant le long week-end de Labor Day. Henry a treize ans, vit avec sa mère, ne supporte pas la nouvelle épouse de son père, aimerait s'améliorer au base-ball et commence à être obsédé par les filles. Jusque-là, rien que de très ordinaire, sauf que sa mère, elle, ne l'est pas. Encore jeune et jolie, Adele vit pratiquement retirée du monde et ne sort qu'en de rares circonstances. La rentrée des classes qui approche la contraint à conduire son fils acheter vêtements et fournitures au centre commercial. Et là, planté devant le présentoir des magazines où il essaye de feuilleter Playboy, Henry se heurte à Frank, ou plutôt Frank s'impose à Henry : Frank, un taulard évadé, condamné pour meurtre... Pendant quatre jours, le trio va vivre un surprenant huis-clos, chacun se dévoilant un peu plus au fil des heures. Et, vingt ans plus tard, avec émotion et humour, Henry révélera les secrets de ce long week-end qui lui a appris à grandir...


Les Femmes du braconnier - Pujade-Renaud, Claude

Actes Sud

Couverture du livre

"C'est en 1956, à Cambridge, que Sylvia Plath fait la connaissance du jeune Ted Hughes, poète prometteur, homme d'une force et d'une séduction puissantes. Très vite, les deux écrivains entament une vie conjugale où vont se mêler création, passion, voyages, enfantements. Mais l'ardente Sylvia semble peu à peu reprise par sa part nocturne, alors que le ""braconnier "" Ted dévore la vie et apprivoise le monde sauvage qu'il affectionne et porte en lui. Bientôt ses amours avec la poétesse Assia Wevill vont sonner le glas d'un des couples les plus séduisants de la littérature et, aux yeux de bien des commentateurs, l'histoire s'achève avec le suicide de l'infortunée Sylvia. Attentive à la rémanence des faits et des comportements, Claude Pujade-Renaud porte sur ce triangle amoureux un tout autre regard. Réinventant les voix multiples des témoins - parents et amis, médecins, proches ou simples voisins -, elle nous invite à traverser les apparences, à découvrir les déchirements si mimétiques des deux jeunes femmes, à déchiffrer la fascination réciproque et morbide qu'elles entretiennent, partageant à Londres ou à Court Green la tumultueuse existence du poète. L'ombre portée des oeuvres, mais aussi les séquelles de leur propre histoire familiale - deuils, exils, Holocauste, dont elles portent les stigmates -, donnent aux destins en miroir des ""femmes du braconnier"" un relief aux strates nombreuses, dont Claude Pujade-Renaud excelle à lire et révéler la géologie intime."


L'obscure ennemie - Rasy, Elisabetta

Seuil

Couverture du livre

"De sa jeunesse d'aspirante actrice, avant guerre, madame B a gardé une grâce que ses amours contrariées et les difficultés n'ont jamais altérée et quand elle arpente de son pas léger les rues de Rome le matin de bonne heure, on pourrait la croire éternelle. Aussi la radio des poumons qu'elle mentionne au détour de la conversation n'alarme-t-elle en rien sa fille, la narratrice, qui ne l'a jamais vue vieillir. Un simple examen de routine, que justifie une ancienne tuberculose. Mais il en va tout autrement. C'est le début d'un douloureux voyage à travers le monde hostile de la maladie, où tout, vocabulaire, codes, relations humaines, est à apprendre. La narratrice voudrait accompagner sa mère le long de ce chemin, mais elle ne sait comment s'y prendre, elle a peur, elle se perd. Et, peu à peu, un silence maladroit s'installe entre les deux femmes pourtant profondément liées. Car madame B. a également entrepris un voyage intérieur, parmi les souvenirs et au fond de son âme, où elle aimerait entraîner sa fille. Une fille écrivain à laquelle le langage fait soudain défaut. Elisabetta Rasy brosse avec pudeur le portrait d'une mère insoumise confrontée à la mort et aux fantômes de son histoire, et celui d'une fille, spectatrice épouvantée."

Un léger passage à vide - Rey, Nicolas

Au Diable Vauvert

Couverture du livre

Camarade lecteur, amie lectrice, heureux de te retrouver. Franchement, si on m'avait dit que l'on se reverrait un jour, toi et moi. Bon, tu sais comment les choses se passent. Je ne vais rien t'apprendre. Entre notre date de naissance et notre date de décès, il y a quelques moments dingues, des mauvaises passes et puis tout le reste. J'ai retiré tout le reste pour t'offrir rien que des moments dingues et des mauvaises passes. Et des moments dingues, aussi. Et des mauvaises passes. Et ainsi de suite. Bien à toi. NR


Un cri pour deux - Schmidt, Joël

Albin Michel

Couverture du livre

Au fil d'un roman intimiste bouleversant, Joël Schmidt imagine l'histoire d'un amour absolu autant qu'improbable. Un frère séparé de sa sœur à la naissance croit reconnaître, des années plus tard, celle qu'il n'a pas eu le temps de découvrir et d'aimer. Attiré par cette femme à la fois inconnue et familière, il va tout faire pour la rejoindre et réparer la déchirure originelle qui a brisé son existence. Dans la grande tradition romantique, un récit troublant, hanté par la quête d'infini.


L'aveu de toi à moi - Sportès, Morgan

Fayard

Couverture du livre

"Un même homme peut-il avoir été tour à tour militant du Front populaire et pétainiste ? Résistant puis engagé volontaire dans la Waffen-SS ? Rubi avait été cet homme-là. En garnison à Prague, à une Tchèque qui s'étonnait de voir un Français parader en uniforme nazi, il répliqua: ""Madame, je me déshonore!"" Il avait vingt ans. Quel mal secret l'a poussé à retourner ainsi sa veste, à se renier sans cesse ? La haine de soi? La haine des Juifs? C'est que l'Histoire, dans ses aberrations, tend trop de pièges aux hommes pour qu'ils puissent tous les éviter. Que pèse l'individu quand souffle la tempête des événements collectifs ? Rubi a existé, je l'ai connu quand je sortais de l'adolescence, je l'ai écouté et interrogé sans relâche. Mais le mystère de ce ""roman"" réside peut-être dans cette question: pourquoi ai-je voulu à tout prix le comprendre ? Du moins y aurai-je appris que l'histoire vécue est toujours plus complexe que ce que les idéologies, rétrospectivement, nous en disent."


Le bon larron - Tinti, Hannah

Gallimard

Couverture du livre

A douze ans, Ren le manchot n'a connu que l'orphelinat et, tout en rêvant d'une famille, appréhende les dangers du monde extérieur. Voici que survient Benjamin Nab, qui se prétend son grand frère et le prend sous son aile. Mais dit-il la vérité ? Du jour au lendemain, Ren se retrouve plongé dans une cour des Miracles, un monde de voleurs, de marginaux, de grands escrocs et de nantis maléfiques. Parmi les villes minières et les ports baleiniers de Nouvelle-Angleterre, il ne cesse de vouloir percer le mystère de ses origines... Hannah Tinti ressuscite ici, avec vigueur et malice, l'Amérique du dix-neuvième siècle, celle de Melville et de Mark Twain, tout en donnant à son jeune protagoniste une épaisseur et une vitalité dignes de Dickens. Ce conte foisonnant, au rythme trépidant, ne recule jamais devant les péripéties feuilletonnesques les plus échevelées, nous offrant avec Ren un inoubliable héros. L'élan romanesque qui l'anime, le plaisir contagieux du récit procurent un bonheur de lecture que l'on croyait perdu depuis l'âge d'or de la fiction. On connaissait Hannah Tinti nouvelliste hors pair. Avec ce livre, une romancière est née.